B-Only’26 :Alex Stachtchenko : La Femme est l’avenir de Bitcoin

Bitcoin veut devenir une monnaie pour tous. Mais est-il aujourd’hui adopté par tout le monde de la même manière ?

C’est une question assez simple. Et pourtant, dans l’écosystème Bitcoin, on passe souvent beaucoup plus de temps à parler technologie, prix, souveraineté, politique monétaire ou sécurité qu’à regarder précisément qui utilise Bitcoin — et qui ne l’utilise pas encore.

À B-Only’26, Alexandre Stachtchenko, responsable stratégie chez Bitstack, viendra justement déplacer le regard.

« Vignette B-Only'26 annonçant Alexandre Stachtchenko et sa conférence “La Femme est l'avenir de Bitcoin”, fondée sur les enseignements de baromètres d'adoption menés en France, Italie et Espagne. »

Le titre qu’il a choisi ne cherche pas vraiment la discrétion :

« La Femme est l’avenir de Bitcoin »

Provocation ?

Intuition ?

Constat déjà visible dans les données ?

C’est précisément ce qu’il viendra explorer à partir des enseignements de plusieurs baromètres consacrés à l’adoption de Bitcoin en France, en Italie et en Espagne.

Trois pays européens proches géographiquement.

Trois marchés différents.

Trois photographies de l’adoption permettant de sortir des impressions, des fils X et des discussions entre convaincus pour regarder ce qui se passe réellement.

On parle beaucoup d’adoption. Mais de quelle adoption parle-t-on ?

Bitcoin compte désormais une histoire de plus de quinze ans.

Son réseau fonctionne. Son offre monétaire est connue. Des entreprises se construisent autour de lui. Des particuliers épargnent en bitcoin. Des commerçants l’acceptent. Des communautés locales se développent. Les outils progressent.

Pourtant, dire que « Bitcoin progresse » ne suffit pas à comprendre son adoption.

Une moyenne peut masquer énormément de choses.

Qui achète du bitcoin ?

Qui en détient durablement ?

Qui l’utilise ?

Qui souhaite en acquérir mais n’a pas encore franchi le pas ?

Qui considère encore Bitcoin comme trop technique, trop risqué, trop spéculatif ou simplement sans intérêt ?

Et surtout : retrouve-t-on les mêmes comportements en France, en Italie et en Espagne ?

C’est en regardant ces écarts que la notion d’adoption commence réellement à devenir intéressante.

Sortir de la bulle Bitcoin

Il existe un biais assez naturel dans toutes les communautés.

Plus on passe de temps avec des personnes déjà intéressées par un sujet, plus on finit par considérer leurs comportements comme représentatifs.

Bitcoin n’échappe pas à ce phénomène.

Dans une conférence Bitcoin, sur Nostr, dans un meetup ou sur certains espaces de X, acheter du bitcoin, posséder son wallet ou s’intéresser à la politique monétaire paraît parfois presque banal.

Mais le grand public n’évolue pas nécessairement au même rythme.

Et il ne faut probablement pas chercher la prochaine étape de l’adoption uniquement parmi ceux qui ressemblent déjà aux utilisateurs actuels.

C’est là que le titre choisi par Alexandre devient intéressant.

Si certaines catégories de population restent aujourd’hui moins présentes parmi les utilisateurs de Bitcoin, elles représentent aussi mécaniquement une partie considérable de son potentiel de progression.

La question n’est donc pas simplement :

« Combien de personnes utilisent Bitcoin ? »

Mais plutôt :

« Qui Bitcoin n’a-t-il pas encore réussi à convaincre ? »

Pourquoi regarder particulièrement les femmes ?

La formule « La Femme est l’avenir de Bitcoin » pose volontairement cette question au centre.

Pas pour transformer Bitcoin en sujet masculin contre féminin.

Et encore moins pour décider à l’avance de ce que les données devraient montrer.

Mais parce qu’une technologie qui ambitionne une adoption très large doit être capable de regarder lucidement les populations qu’elle touche moins aujourd’hui.

S’il existe des écarts d’adoption, encore faut-il comprendre pourquoi.

Est-ce une question de perception du risque ?

De rapport à l’investissement ?

De connaissance du produit ?

De confiance ?

D’expérience utilisateur ?

De communication ?

De contexte économique ?

Ou simplement une conséquence de la manière dont Bitcoin s’est historiquement diffusé ?

Les réponses peuvent d’ailleurs être différentes selon les pays.

Et c’est précisément l’intérêt d’une comparaison entre France, Italie et Espagne.

Trois pays pour éviter les conclusions trop faciles

Observer un seul marché peut conduire à confondre un comportement local avec une tendance générale.

Comparer plusieurs pays permet au contraire de poser de meilleures questions.

Un phénomène observé en France existe-t-il également en Italie ?

Retrouve-t-on la même dynamique en Espagne ?

Certains freins sont-ils communs aux trois pays ?

D’autres sont-ils davantage culturels, économiques ou liés au développement local de l’écosystème ?

Et lorsqu’un pays présente une dynamique différente, peut-on comprendre pourquoi ?

Les baromètres deviennent alors plus qu’une succession de pourcentages.

Ils permettent de chercher les mécanismes derrière l’adoption.

L’enjeu n’est peut-être plus seulement d’expliquer Bitcoin

Pendant longtemps, une grande partie du travail d’adoption a consisté à expliquer ce qu’était Bitcoin.

Pourquoi 21 millions.

Pourquoi une blockchain.

Pourquoi la preuve de travail.

Pourquoi un wallet.

Pourquoi posséder ses clés.

Pourquoi Bitcoin n’est pas simplement « une crypto parmi les autres ».

Ce travail reste nécessaire.

Mais à mesure que Bitcoin devient plus connu, une autre question apparaît :

connaître Bitcoin suffit-il pour l’adopter ?

Probablement pas.

Entre entendre parler de Bitcoin et décider d’en acheter, puis éventuellement de l’utiliser et d’en assurer soi-même la conservation, plusieurs étapes existent.

C’est là que l’analyse des comportements devient importante.

Parce que la prochaine vague d’adoption ne viendra peut-être pas simplement d’un plus grand nombre de personnes découvrant l’existence de Bitcoin.

Elle pourrait venir de populations qui le connaissent déjà… mais qui n’ont encore aucune raison suffisante de franchir le pas.

Une conférence basée sur des données, pas seulement sur un récit

Le titre d’Alexandre Stachtchenko avance une thèse forte.

Mais tout l’intérêt de la conférence sera justement de confronter cette thèse aux observations issues des baromètres.

Quels profils adoptent Bitcoin aujourd’hui ?

Quels écarts apparaissent entre hommes et femmes ?

Que retrouve-t-on — ou pas — d’un pays à l’autre ?

Quels freins semblent persister ?

Quels signaux pourraient annoncer une évolution ?

Et que doivent en comprendre les entreprises, éducateurs, communautés et développeurs qui souhaitent réellement élargir l’usage de Bitcoin ?

L’objectif n’est pas simplement de constater qu’il reste du chemin à parcourir.

Il est de comprendre où se trouve ce chemin.

Et si le prochain milliard d’utilisateurs ne ressemblait pas aux premiers ?

C’est peut-être la question la plus intéressante derrière cette conférence.

Les premiers utilisateurs d’une technologie ne ressemblent presque jamais à ceux qui l’utilisent lorsqu’elle devient grand public.

Les premiers Bitcoiners ont accepté des interfaces difficiles, des risques importants, des concepts techniques inhabituels et parfois une forte opposition sociale ou institutionnelle.

Les suivants n’auront probablement pas les mêmes motivations.

Ni les mêmes attentes.

Ni les mêmes usages.

Si Bitcoin doit continuer à s’étendre au-delà de son public historique, comprendre ces différences devient essentiel.

Et si les femmes constituent aujourd’hui une part encore insuffisamment touchée par cette adoption, alors le titre d’Alexandre prend une autre dimension :

« La Femme est l’avenir de Bitcoin » n’est peut-être pas simplement une formule.

C’est une invitation à regarder où se trouve réellement la prochaine frontière de l’adoption.

Et surtout à le vérifier dans les données.


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