Bitcoin n’a pas été créé pour dormir dans un portefeuille

Un article d’AlpineChain · Annecy Bitcoin Tour


Relisez le titre du White Paper de Satoshi Nakamoto.

Pas « A Peer-to-Peer Digital Asset. »
Ni « A Peer-to-Peer Store of Value. »

Mais « A Peer-to-Peer Electronic Cash System. »

Un système de monnaie électronique. D’échange direct. Sans intermédiaire. Entre humains.

Ce n’est pas un actif à stocker, mais une monnaie à utiliser.


Nous avons glissé sans le voir

Bitcoin est devenu un wallet dormant, une ligne dans un bilan. Une réserve de valeur dans les coffres des États, des fonds de pension, des banques que nous voulions précisément contourner.

Ce n’est pas une trahison venue de l’extérieur. C’est une dérive que nous avons acceptée, progressivement, confortablement, en regardant les cours monter.

Détenir du Bitcoin en attendant qu’il vaille plus, c’est légitime. Mais si personne ne l’utilise, si personne ne le dépense, si personne ne crée le réseau de commerces et d’échanges que Satoshi appelait de ses vœux, alors nous avons transformé une révolution en spéculation.

Et les banques ont gagné. Autrement.


La vraie adoption ne se mesure pas en cours

Elle se mesure en transactions. En cafés payés. En pizzas,  en nuits d’hôtel, en bouquets de fleurs réglés en satoshis.

Elle se mesure à la question qu’un commerçant de quartier, debout derrière son comptoir, décide un matin de se poser : « Et si j’acceptais le Bitcoin ? »

Elle se mesure à votre réponse, à vous, quand vous avez l’occasion de payer en Bitcoin et que vous choisissez quand même la carte bancaire parce que c’est plus simple.


Dépenser n’est pas trahir

Il existe une idée reçue dans la communauté : dépenser ses sats, c’est vendre. C’est perdre. C’est rater la prochaine hausse.

Mais une monnaie qui ne circule pas n’est pas une monnaie. C’est un titre.

Dépenser du Bitcoin chez un commerçant local, c’est au contraire l’acte le plus souverain qui soit. C’est prouver que le système fonctionne. C’est recruter, sans un mot, un nouveau maillon dans le réseau. C’est honorer la promesse originelle.


Et à Annecy, ça commence maintenant

AlpineChain construit le premier parcours payable en Bitcoin à Annecy. Des commerces qui acceptent les sats. Une carte. Une communauté.

Mais un parcours sans utilisateurs n’est qu’une carte vide.

La prochaine fois que vous êtes en terrasse au bord du lac, que vous louez un vélo, que vous commandez une pizza, demandez à payer en Bitcoin si c’est possible. Et si ce n’est pas encore possible, dites-le au commerçant. Dites-lui que vous auriez voulu.

C’est comme ça que le réseau grandit. Pas depuis les salles de conseil d’administration. Depuis les comptoirs, les tables, les quais du lac d’Annecy.


Satoshi n’a pas écrit un White Paper pour que nous attendions.

A méditer !

Georges pour Alpinechain.

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